N.Natalie Vanheers

En tant que blogueuse - j’ai toujours du mal à dire influenceuse - pure et dure, j’ai été mal à l’aise avec les nouvelles règles que SPF Economie a publiées sur le net en début de semaine (avouons-le : très prématurément). #publicité pour chaque article ou post dans lequel vous décrivez des produits que vous n’avez pas achetés vous-même. Ni nuances, ni exceptions, ni subdivisions : nada, rien, tous logés à la même enseigne. Je me suis sentie un peu insultée d’être ainsi assimilée aux influenceurs pop-up et traitée de la même façon qu’eux. Qui publient n’importe quoi sur leur compte Instagram même sans article correspondant, qui collent des trucs au hasard sur une photo tout en recevant au passage une rémunération sponsorisée.

Il faut des règles

Ne serait-ce que pour limiter ce que je viens de décrire ci-dessus. Et pour redonner une place de choix dans la blogosphère aux articles sérieux et sincères et au contenu créatif. J’écris depuis 2009 des commentaires 'beauté' sur ma page personnelle et jamais au grand jamais pour de l’argent. 10 ans plus tard, je le fais toujours pour la même raison « Salut Natalie, quel est ton mascara préféré ? » ou « Salut Natalie, j’ai la peau très sèche, tu peux me conseiller quelque chose ? ».

Et ça s’arrête là.

L’amour du produit

Je suis quelqu’un qui, avant d’effectuer un achat, va toujours fureter un peu sur le net, auprès de mes blogueurs (belges) favoris et puis va acheter le produit. Et je veux que celles et ceux qui me lisent puissent faire de même chez moi, sans penser que je suis un panneau publicitaire ambulant. Oui, on m’envoie beaucoup de produits et oui, je les sélectionne tous avant d’écrire quoi que ce soit à leur sujet. Si je reçois un produit et qu’après je l’achète parce que je le trouve tellement bon, je dois appeler ça de la #publicité ? Non, moi j’appelle ça un amour sincère du produit. Difficile à contrôler, aussi, ou peut-être devrais-je conserver mon ticket d’achat pour la police des blogueurs ? ;-)

Quand parle-t-on de publicité ?

Les règles qui seraient édictées ne sont de toute façon pas assez concrètes. Je trouve qu’un article ou un post écrit par quelqu’un devient de la publicité lorsque cette personne reçoit de l’argent en échange de son travail d’écriture. Ce qui n’est a priori pas un problème non plus, c’est comme vous voulez. La publicité est payante par définition. Qu’en est-il des magazines comme Flair par exemple qui reçoivent souvent les mêmes échantillons de produits ? Ça ne me semble pas logique de remplir la page de #publicité. À mon avis, la population belge est encore assez intelligente pour détecter ce qui est ou non de la publicité pure. Pour moi, un terme aussi tape-à-l’œil n’est pas nécessaire.

Voyez ce qui se passe aux Pays-Bas

Le terme de 'publicité' ne fait pas honneur à mon blog, mais je suis une fervente partisane de règles en la matière. Et ça peut se passer différemment : aux Pays-Bas, ils en ont fait leur spécialité. Les autorités ont discuté avec quelques influenceurs pour voir comment améliorer les choses et comment traduire le tout sous forme de définitions et de règles :#partenariatrémunéré, #produitreçu, #échantillon sont des termes que j’aime déjà beaucoup mieux entendre.

Donc, les autorités belges… Veillez à savoir ce que vous faites. Un peu de recherche ne fait de mal à personne, c’est ce que nous faisons aussi ;-)

Salut,

Natalie

Blog www.latanie.be

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Natalie Vanheers
creative designer

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